Syndicat CFTC - Union Régionale d'Alsace

Actualités   

07
Janv.

Hommage à M. Philippe Séguin

Le 07/01/2010 à 15h16


C’est avec émotion que les membres du Bureau confédéral de la CFTC ont appris ce matin la disparition soudaine de M. Philippe Séguin et souhaitent adresser leurs plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.


Chargé en 1986 d'un grand Ministère des Affaires sociales et de l'Emploi, pour conduire un changement de cap dans la politique sociale lors de la cohabitation, Philippe Seguin s’est distingué par la recherche permanente de l'équilibre des comptes sociaux et la "libéralisation" du droit du travail, ce qui n'interdisait pas pour autant chez lui une vraie préoccupation sociale. Son attachement à la rigueur en a ensuite fait un Président qui marquera durablement l’histoire de la Cour des Comptes.


Doté d’un sens très élevé du service de l'Etat et de l'intérêt national, M. Phillipe Séguin restera dans la mémoire de tous les dirigeants de la CFTC qui l’ont côtoyé à cette époque pour sa politique active de l'emploi (soutien actif aux conventions de conversion) ou encore son engagement auprès du Bureau International du Travail qui démontrait là-encore son attachement à faire partager ses convictions sociales au-delà de nos frontières.


Personnalité hors du commun, il a toujours écouté et respecté la CFTC, dans des confrontations qui pouvaient être vigoureuses mais tout aussi chaleureuses. La France perd aujourd’hui un grand serviteur de l’Etat.



Alain Deleu, Président honoraire

Jacques Voisin, Président Confédéral
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22
Déc.

Organismes paritaires

Le 22/12/2009 à 16h29

La CFTC fait valoir la capacité des partenaires sociaux à assumer leur rôle

La CFTC participera, demain 23 décembre, à la 1ère réunion de délibération sociale sur le paritarisme dans le but de permettre aux partenaires sociaux de continuer à assurer la gestion des organismes paritaires.


Le paritarisme est un modèle spécifique français de gestion qui doit être préservé car il a toujours sauvegardé l’intérêt des salariés. C’est, et cela doit rester un lieu de confrontation d’idées, de dialogue pour que les différents acteurs prennent les décisions. On y construit le juste milieu des intérêts de tous, salariés et employeurs.


La CFTC, qui a été à l’origine de la mise en place du paritarisme avec les autres partenaires sociaux, continuera comme elle l’a toujours fait, à assumer ses responsabilités en la matière. La politique contractuelle a conduit à la négociation des grands accords sociaux français et à la mise en place des organismes paritaires.


Alors que l’Etat omnipotent veut mettre la main sur la gestion paritaire, force est de constater que partout ou l’Etat siège, les partenaires sociaux n’ont plus la gouvernance. Le résultat n’est pas probant car la politique de l’Etat conduit irrémédiablement au glissement de la solidarité vers une individualisation des risques en matière de protection sociale. Pour la CFTC l’Etat s’il doit impulser et contrôler n’a pas à gérer. C’est le rôle des représentants de ceux qui financent que de gérer les organismes.


Dans l’histoire sociale française, le seul endroit ou l’on a poursuivi le dialogue, continué à travailler et à gérer ensemble face aux logiques partisanes ce sont les organismes paritaires. L’exemple des retraites complémentaires est marquent : les partenaires sociaux y ont pris leurs responsabilités chaque fois que nécessaire pour l’équilibre des régimes. L’accord de Juillet 2009 sur la Gouvernance des groupes de Protection Sociale qui change en profondeur la gouvernance des régimes AGIRC ARRCO le montre bien.


La CFTC demande donc que cette délibération fasse un vrai bilan du paritarisme et en fonction de celui-ci qu’elle aborde les évolutions souhaitables notamment pour redéfinir le rôle exact des parties.


Jacques Voisin, Président Confédéral
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21
Déc.

Dialogue social dans les TPE

Le 21/12/2009 à 15h12

La CFTC cherche partenaires pour négocier de manière constructive

Alors que la présidente du Medef avait déclaré que le dialogue social des TPE n'était pas une priorité pour son organisation, vendredi 18 décembre, le Medef a déclaré forfait et a annulé la négociation du 22 décembre.


Cette décision revient, de fait, à demander au gouvernement de reprendre la main, comme l'avait déclaré le Ministre Xavier Darcos. En effet, ce dialogue social est imposé par la loi d'août 2008 sur la démocratie sociale. De plus, ne pas permettre à tous les salariés de participer à la mesure de l'audience des organisations syndicales fragilise la sécurité juridique de la loi qui ne respecterait pas le principe constitutionnel d'égalité.


Le Medef qui a obtenu, au travers de cette loi d'Aout 2008, la possibilité de développer la pratique des accords d'entreprises dérogatoires considérés comme majoritaires s'ils sont signés par des organisations syndicales représentant 30 % des salariés, ne se soucie aucunement d'organiser un dialogue social adapté pour 4 millions des salariés de ces entreprises soit 25 % de la totalité des salariés.


La CFTC refuse de participer à l'instauration d'une société duale qui délaisse les petites entreprises qui constituent pourtant une partie importante du tissu social de notre économie et cela sans participer aux dérives de la financiarisation de l'économie.


La CFTC veut organiser la mise en place de commissions paritaires de branches pour ces petites entreprises de moins de 11 salariés. Ces commissions paritaires pourraient recueillir les besoins des salariés et des dirigeants de ces entreprises pour ensuite dynamiser les négociations de branches afin que celles-ci répondent aux besoins spécifiques des différents secteurs d'activités.


Tous les salariés, qu'ils travaillent dans des petites ou grandes entreprises doivent être traités de manière équitables et doivent disposer des moyens de s'engager dans un dialogue social constructif pour développer les emplois, la qualité de ces emplois et aider les salariés à progresser dans leur carrière tout au long de leur vie professionnelle. Tous les salariés doivent également pouvoir participer à la mesure de l'audience des organisations syndicales.

La CFTC acceptera de négocier avec tous les partenaires qui s'engageront dans une telle voie.


Jacques Voisin, Président Confédéral
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21
Déc.

Echec de Copenhague

Le 21/12/2009 à 15h10

Repartons sur le Grenelle de l\'environnement

Les chefs d\'Etat réunis à Copenhague dans le cadre de la conférence internationale sur le climat ont manqué une occasion historique de montrer l\'importance qu’ils accordent à la lutte contre le réchauffement climatique.


Pour la CFTC, l\'accord final n\'est pas à la hauteur des enjeux et s\'il est « significatif », pour reprendre l\'expression du président Obama, il signifie surtout que les intérêts de court terme et l\'égoïsme de quelques grands groupes et du monde de la finance l\'ont, une nouvelle fois, emporté sur le souci du bien commun à l\'ensemble de l\'humanité que constitue l\'environnement.


La CFTC regrette, par ailleurs, que les Etats européens n’aient pas réussi à parler d’une même voix.


Seul le devenir économique de la planète semble intéresser les États. En septembre dernier, à Pittsburgh, ils ont, en effet, montré qu\'ils étaient capables de s\'entendre pour lutter contre la crise économique et financière. La conférence de Copenhague révèle leur incapacité à agir pour lutter contre les catastrophes écologiques qui semblent s\'annoncer. Or, la CFTC rappelle que le développement durable repose sur trois piliers : l\'économie, l\'écologie et le social. Si l\'on privilégie l\'un par rapport aux autres, c\'est l\'ensemble du système qui s\'en trouve déséquilibrer.


La CFTC fustige le lobbying exercé par les grandes entreprises multinationales qui refusent d\'assumer leur responsabilité environnementale, après avoir usé et abusé de l\'argument de la mondialisation pour renoncer à leur responsabilité sociale. Dans le cadre du suivi du Grenelle de l\'environnement, la CFTC fera tout pour imposer une traçabilité environnementale et sociale des biens et services produits en France ou importés. La CFTC considère, en effet, que de mauvaises conditions de production environnementales sont liées à de mauvaises conditions de production sociales.


En revanche, « les rues de Copenhague » ont trop souvent exprimé les violences d\'un intégrisme écologique jouant la carte du catastrophisme. L\'économique et le social déjà fortement ébranlés, doivent entrer en synergie avec l\'environnemental et non pas être en contradiction. Les experts du climat sont en débat et il ne faut pas confondre vitesse et précipitation dans un monde fragile : le Grenelle, tout le Grenelle, mais rien que le Grenelle.


Chômage, décroissance, gel des salaires, déflation, endettement. Le monde du travail continue à payer un lourd tribut à la crise et certains pays européens sont confrontés à un risque imminent d\'explosion sociale, notamment la Grèce. Et les seules solutions avancées par l\'UE et les pays membres semblent être la mise en place d\'une politique d’austérité. Dans les prochains jours, la CFTC écrira à la Confédération européenne des syndicats (CES) pour lui demander d\'intervenir auprès des instances de l\'UE afin de réclamer la tenue rapide d\'un sommet social européen qui permettrait d\'envisager les conditions d\'une sortie de crise sans explosion. Ce serait un signal fort envoyé au social, le troisième pilier du développement durable actuel parent pauvre de notre système.


Jacques Voisin, Président confédéral
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18
Déc.

Etats généraux de l’Industrie

Le 18/12/2009 à 15h42

Pas d’industrie sans sécurité d’approvisionnement

La CFTC a soulevé ce matin aux États généraux de l’Industrie le problème de la sécurité de nos approvisionnements.


Pour la CFTC, il est indispensable de mettre en place une politique française et européenne visant à sécuriser enfin notre approvisionnement énergétique. Il est également essentiel de rénover, maintenir et développer nos systèmes de distribution énergétiques. Et ce, tant au niveau national qu’européen.


La CFTC appelle également les pouvoirs publics à agir afin de sécuriser nos sources d’approvisionnement en matières premières. La CFTC s’inquiète de voir la Chine déployer des moyens considérables en Afrique, comme en Amérique du Sud et Centrale, afin de contrôler les sources d’approvisionnements de matières premières.


Dans le même temps, nous n’avons au niveau national, comme européen, aucune politique globale, active et cohérente visant à sécuriser nos sources d’approvisionnement.


Un outil industriel performant, non approvisionné, c’est investir dans un A380 sans réacteur. Alors qu’attendons-nous ?


La CFTC espère avoir été entendue sur ce point lors de ces Etats généraux de l’Industrie et souhaite qu’à leur issue, la France donne enfin l’impulsion nécessaire dans ce domaine au niveau européen.


Jacques Voisin, Président Confédéral
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