Syndicat CFTC - Union Régionale d'Alsace

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14
Déc.
 

Mobilité choisie

Le 14/12/2009 à 15h35

La CFTC veut créer un nouveau droit

Lundi 14 décembre une nouvelle réunion de négociation sur la gestion sociale des conséquences de la crise économique sur l'emploi va se dérouler au MEDEF. La CFTC refuse la précarisation des contrats, et revendique ce nouveau droit de sécuriser les parcours de vie.


Pour la CFTC, les enjeux de cette négociation sont :

- de créer un droit à la mobilité choisie et de sécuriser les parcours de vie en cas de mobilités imposées ou de reconversions, notamment en encourageant les mobilités qualitatives vers des métiers porteurs


- de permettre aux salariés de progresser dans leur carrière tout au long de leur vie professionnelle


- de permettre aux salariés, en cas d'accident, de rebondir au cours de leur carrière professionnelle


Afin de répondre à ces objectifs la CFTC estime qu’il est primordial de simplifier les modalités d'accès aux mobilités afin que chaque salarié puisse s’engager dans cette démarche sans appréhension d'une part et d’autre part d'organiser des pôles de mobilités.


La CFTC veut instaurer un droit à la mobilité choisie pour les salariés en activité. Elle propose aussi de favoriser le passage entre deux emplois, notamment en sécurisant la période d'essai du nouvel emploi et en instaurant un droit au retour à l'emploi en cas de besoin.


Pour cela, il convient de :

- Mettre en place un accompagnement par Pôle-emploi et rechercher des financements pour bénéficier des formations qualifiantes pour tout salarié en activité qui souhaite changer d'emploi et progresser dans sa carrière professionnelle ;


- le salarié doit pouvoir bénéficier de conseil afin de l'aider dans sa prise de décision

- le salarié doit être accompagné tout au long de la réalisation de son projet


- son projet doit être validé. Cette validation lui permettra de recevoir un financement

Créer un congé assurant, en cas de mobilité à l'initiative du salarié, un droit au retour à l'emploi initial.


- Ce congé offrirait les mêmes garanties que le congé sabbatique particulièrement pour sécuriser la période d'essai, notamment par un droit au retour à l'emploi. Un tel congé, en sécurisant le parcours professionnel du salarié, pourrait servir de tremplin à une reconversion.


- Si le retour n'est pas possible dans l'entreprise, alors le salarié, dont le contrat n'a pas été rompu, se verrait offrir la possibilité de s'engager dans un CRP ou un CTP pour disposer de tous les moyens pour construire une nouvelle mobilité.


La CFTC veut également organiser des pôles de mobilité sur les bassins d'emplois ou sur les pôles de compétitivité.


Pour faciliter les mobilités à l'initiative des salariés dans un bassin d'emploi ou sur un pôle de compétitivité, des entreprises peuvent, au travers de la conclusion d'accords d'entreprises, organiser et mettre en place un pôle de mobilité. Ce pôle de mobilité conseillerait, aiderait, accompagnerait les salariés qui souhaitent changer d'emploi.


La démarche resterait confidentielle jusqu'à sa réalisation. Pendant une année, le salarié pourrait, en cas de besoin, faire appel à cette cellule. Les salariés qui ont changé d'emploi pourraient retourner dans leur entreprise d'origine pendant une année.


Jacques Voisin, Président de la CFTC

14
Déc.

Pôle-Emploi: plus de moyens demandés

Le 14/12/2009 à 02h23

 

Alors que la fusion des ASSEDIC et de l'ANPE était destinée à créer il y a déjà un an un grand service de 'emploi performant, la situation n’a cessé depuis de se dégrader. Les salariés de Pôle Emploi subissent un stress fort en raison des difficiles conditions de travail et du manque criant de moyens pour réaliser leur mission d’accompagnement des demandeurs d’emploi de manière satisfaisante. Se sentant impuissants, leur découragement grandit d’autant plus face à l’accroissement continu du nombre de demandeurs d'emploi de longue durée (+ 31 % sur une année contre 25 % pour l'ensemble de la population des demandeurs d'emploi).


La CFTC, qui ne cesse de réclamer des moyens humains supplémentaires à Pôle Emploi, attend avec impatience de connaître enfin le nombre de recrutements prévus pour faire face à cette situation insupportable tant pour les usagers souvent désireux d’avoir un réel appui dans leurs démarches que pour les salariés de Pôle Emploi rendus à tort responsables de cette situation. Face à cette situation que peuvent faire les agents de Pôle Emploi qui parfois ont la charge de portefeuilles de près de 200 demandeurs d'emploi ? La situation se dégrade, certaines régions craignent désormais de ne pouvoir garantir la première étape d'indemnisation. Prochain problème à venir : l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Et ensuite, sur quel signe supplémentaire de paupérisation et de précarisation fermera-t-on les yeux ? Comment vont survivre ces demandeurs d'emploi ?


Face à ce risque grandissant d’explosion sociale, le gouvernement ne peut pas décemment se contenter de revaloriser le montant de l'Allocation Spécifique de Solidarité de seulement 1,2 % ! Une augmentation aussi dérisoire ne peut être efficace. Comment ne pas basculer dans la précarité lorsque l’on ne dispose que de 454 euros par mois ?


La CFTC renouvelle sa demande au gouvernement de réaliser enfin les recrutements nécessaires pour que Pôle Emploi puisse assurer correctement sa mission de service public de l'emploi et ce, notamment auprès des seniors. Premiers à être licenciés en cas de crise, derniers à être recrutés sur le marché de l’emploi, les seniors ne doivent pas être la génération sacrifiée. Il y a urgence, la CFTC ne demande pas aveuglément au gouvernement « d’embaucher à tout crin, » elle lui demande juste d'assurer normalement ses missions essentielles en ayant un regard responsable sur tous ces demandeurs d'emploi chaque jour plus nombreux à sombrer dans la très grande précarité.


Jacques Voisin, Président de la CFTC

14
Déc.
 

Les routiers en colère, les négociations suivent leur cours...

Le 14/12/2009 à 00h18

Les 600000 salariés du transport routier, dont 350000 conducteurs, en ont assez de leurs conditions de travail, qui les cantonnent en majorité au statut de travailleurs pauvres. Avec moins du Smic, ou à peine plus, des semaines de 50 à 60 heures, les routiers entameront une grève générale illimitée, le 13 décembre à 21h30. L’approvisionnement des plates-formes de distribution sera stoppé, ce qui affectera rapidement les commerces à quelques jours de Noël. "On peut encore négocier jusqu’au 10 décembre, avertit le président de la Fédération générale des Transports-CFTC, Thierry Douine. Après il sera trop tard car une grève de cet ordre demande une préparation logistique importante".


Les revendications unitaires de l'intersyndicale, du jamais vu depuis 1996-1997 dans ce secteur, portent sur un salaire horaire de 10 euros brut pour les coefficients les plus élevés, 4% d'augmentation pour les cadres et 4% de plus pour les frais de déplacement.


"On ne bougera pas là-dessus. Les organisations patronales ne donnent rien alors que nos demandes ne sont pas fantaisistes. Nous sommes prêts à aller vers un conflit très dur si nécessaire", prévient le président de la FGT-CFTC.


L'intersyndicale demande aussi un 13e mois, un accord de branche pour la protection sociale et sur la messagerie express, mais ces éléments pourront être négociés en 2010. Il faudra aussi revoir la convention collective datant de 1950 (!).



Le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, a reçu les syndicats, le 7 décembre, pour trouver une issue négociée au conflit. D'intenses séances de négociation ont lieu à partir de ce mercredi.



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