Syndicat CFTC - Union Régionale d'Alsace

Nouvelle

25
Janv.

Assurance chômage 2011

Le 25/01/2011 à 12h59


COMME EN 2009, UNE VOLONTÉ D’ABOUTIR SOUS CONDITIONS POUR LA CFTC

Alors que la CFTC n’a pas été signataire de la dernière convention, elle engage cette nouvelle négociation d’assurance chômage avec la volonté d’aboutir. Bien évidemment, les conditions non satisfaites qui avaient conduit la CFTC à refuser de signer l’accord en 2009 doivent être levées.


La CFTC veut que tous les demandeurs d’emploi continuent de bénéficier d’une indemnisation dès quatre mois cotisés, contrairement à ce qui avait été accepté par la seule organisation syndicale, où les quatre mois étaient réservés aux seuls primo accédants. De même, la baisse des cotisations patronales envisagée par la délégation patronale ne peut devenir réalité d’autant plus que l’endettement net de l’Unédic n’est pas apuré. Il devrait atteindre plus de huit milliards d’euros en 2010 et les projections le portent à onze milliards fin 2011.


En plus de ces points, la CFTC souhaite avancer sur d’autres sujets essentiels qui ont pour objectif d’inciter les reprises de travail en sécurisant le demandeur d’emploi.


Tout d’abord, la portabilité des droits à assurance chômage : cette évolution des règles d’indemnisation permettrait au demandeur d’emploi de garder des droits acquis non épuisés et de les additionner à de nouveaux droits acquis, dans la limite des plafonds de la convention d’Assurance chômage. Ainsi, pour la CFTC, un demandeur d’emploi oserait plus facilement s’engager dans une nouvelle activité professionnelle, en sachant qu’en cas de retour au chômage, il ne perdrait rien, ni en durée ni en montant d’indemnisation.


Ensuite, la modulation des cotisations patronales en fonction de la durée du contrat de travail. La CFTC propose une évolution des règles de financement de l’Assurance chômage afin de lutter contre les contrats courts. Objectif : maintenir la capacité de financement de l’Unédic. Ce dispositif instaurera également une plus grande équité entre les employeurs, en fonction de la gestion de leurs ressources humaines et des conséquences de cette gestion sur la récurrence au chômage.


La CFTC refuse une société duale où toute une frange de la population française subirait une intermittence du travail qui ne lui permettrait pas de vivre décemment. Pour la CFTC, l’indemnisation est un outil de politique de l’emploi qui doit être au service des demandeurs d’emploi pour leur permettre de rebondir, notamment en cas d’accident de la vie.


Jacques Voisin, Président Confédéral