Syndicat CFTC - Union Régionale d'Alsace

Actualités   

16
Déc.
 

La Poste

Le 16/12/2009 à 16h57

Service public allégé en vue

Le 15 décembre, c’est au tour de l’Assemblée nationale d'examiner le projet de loi réformant le statut de La Poste en SA, après un premier passage au Sénat. Une mobilisation, à l’appel du Comité national contre la privatisation de La Poste, à laquelle s’est jointe la CFTC, a été organisée le jour même devant le palais Bourbon.


Au programme, une action symbolique : les bordereaux des 2,3 millions de signatures de la votation citoyenne du 3 octobre dernier seront apportés aux députés. Les sénateurs, eux, ont déjà donné leur approbation au texte lors d’une journée de novembre (le 10) très agitée par la présence de ce même comité. Plus de 600 amendements avaient été obtenus, vite balayés par la majorité gouvernementale.


Depuis l’annonce de la réforme en 2008, les nombreuses actions de mobilisation n’ont de cesse d’alerter l’opinion publique et les élus locaux sur les conséquences de la transformation du service public pour les usagers et les postiers. Lettre aux sénateurs, vote citoyen, campagne demandant au chef de l’État d’ouvrir un débat public et un référendum surla question... Pour calmer les opposants au texte, le ministre de l'Industrie, a de nouveau ressorti la même petite phrase, à quelques détails près, que celle qu’il avait prononcée pendant l’examen du texte au Sénat.


Christian Estrosi se veut rassurant, il rappelle en substance que dans le projet de loi est inscrit noir sur blanc que La Poste est “un service public à caractère national et que “les quatre grandes missions de service public, même après transformation en SA"sont bien maintenues. Ce qui revient à (re)dire que La Poste deviendrait ainsi non-privatisable, sauf à supprimer ces mentions du texte. Pour Anne Chatain, secrétaire nationale CFTC-La Poste “Les zones d’ombre demeurent”. Le projet de loi qui prévoit la transformation de La Poste en SA à capitaux publics au 1er janvier 2010... ne sera finalement effective qu’au 1er mars compte tenu de la longueur et de la virulence des débats.



16
Déc.
 

Salaires

Le 16/12/2009 à 16h53

Diète pour tous en 2010 !

Une nouvelle enquête menée par le cabinet de conseil en management Towers Perrin confirme les tendances annoncées par ses confrères Hewit et Mercer le mois dernier.


2010 sera synonyme de diète pour tous les salariés..Les budgets d’augmentation de la rémunération collective des entreprises seront “en ligne avec ceux de 2008 ” prévoit Towers Perrin. C’est ce que les entreprises “ au démarrage des NAO ” ont récemment déclaré dans le cadre de son enquête. Le taux d’augmentation global se situerait entre 2,4 et 2,5%.


Mercer, légèrement plus optimiste, tablait sur des augmentations salariales de + 2,8% ; Hewitt de + 2,6%. Les entreprises se montrent prudentes et ne semblent pas croire à une sortie de crise proche. Du moins c’est ce qu’elles laissent entendre. Selon Towers Perrin : “Le principe des trois tiers pour le partage des richesses n’est pas encore considéré comme une idée à creuser dans 91% des entreprises sollicitées” et “le renforcement de l’équité interne n’emporte pas non plus la faveur des entreprises dans 73 % des cas, ni même la réduction des écarts entre les hauts et les bas salaires pour 60% d’entre elles”.


Une chose est sûre donc le “geste” en direction des salariés pour améliorer leur pouvoir d’achat ne viendra pas des entreprises. Les salariés pouvaient toutefois l’attendre du gouvernement dans le cadre de la revalorisation du Smic. Mais celui-ci s’est contenté de nouveau de suivre l’avis du comité d’experts.


Le salaire minimum sera donc revalorisé du strict minimum légal, à savoir de +0,5 %. La CFTC a tenté, lors de la réunion de la Commission nationale de la négociation collective, le 15 décembre, de faire prendre conscience au gouvernement qu’un coup de pouce serait un geste politique fort et permettrait à plus de 3 millions de salariés de bénéficier d’une amélioration durable de leur cadre de vie. En vain.


Les NAO dans les branches et les entreprises sur les salaires s’annoncent donc longues et compliquées. En témoigne les négociations qui viennent de se conclure dans l’hôtellerie, les cafés et les restaurants, ainsi que
chez les routiers, où les négociateurs CFTC ont finalement obtenu aux forceps des avancées.



16
Déc.
 

En négociation

Le 16/12/2009 à 16h51

La CFTC propose la mobilité choisie - Le Medef la rupture de contrat

L’acte II de la négociation sur la gestion sociale des conséquences de la crise sur l’emploi se poursuit. Les discussions ont repris le 14 décembre sur la base d’un premier texte patronal sur les mobilités professionnelles.


Dans ce document, le Medef jette les bases d’une (nouvelle) “ mobilité professionnelle individuelle sécurisée ”. Le salarié pourrait en prendre l’initiative – en accord bien sûr avec son employeur –, dès lors qu’il cumule au moins deux années d’ancienneté dans l’entreprise, et que le projet professionnel qu’il a mûri soit suffisamment “ abouti ”. La CFTC ne peut que se réjouir, sur le principe, qu’enfin le salarié puisse se projeter demain dans un parcours de mobilité choisie. Ce principe étant inscrit dans son Statut du travailleur.


Ce nouveau type de mobilité professionnelle serait expérimenté pendant deux ans et pourrait concerner les salariés des entreprises de moins de 1 000 salariés – qui n’ont aujourd’hui pas accès au congé de mobilité existant. La CFTC est, toutefois, plus que sceptique sur certaines dispositions de l’accord de mobilité professionnelle conclu entre le salarié et son entreprise.


Le Medef propose de rompre le contrat de travail dès le premier jour du départ en mobilité du salarié. S’affranchissant ainsi de la prise de risques liée à la mobilité qu’il reporte sur le salarié. L’employeur n’aurait, dans ce cas, pas d’obligation de réintégration du salarié à son retour de mobilité ou en cas d’échec de la mobilité. Le Medef se targue pourtant d’offrir une certaine sécurité au salarié, mais celle-ci n’est subordonnée qu’à quelques cas restrictifs. Autant dire qu’elle est plus que limitée pour le salarié.


“Dans une mobilité sécurisée, il n’y a pas de rupture du contrat de travail, mais sa suspension, comme dans le congé maternité”, souligne Gabrielle Simon. Le salarié doit continuer à bénéficier de ses droits liés au contrat de travail et à l’ancienneté acquise (congés payés, prévoyance…).


Le Medef cherche, une fois de plus, à faire gagner en flexibilité les entreprises, quitte à ce que les salariés soient lésés. Espérons qu’avant la prochaine séance qui a lieu le 12 février prochain, le groupe de travail ad hoc sur les pôles de mobilité apporte à ce dispositif original les aménagements nécessaires en vue de le généraliser.


La CFTC, qui est à l’origine de la mise en place de ce nouveau groupe de travail, a toujours vanté les mérites du pôle de mobilité de Grenoble et a même accompagné l’évolution du projet.



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