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Communiqués Actu

Véronique et le contrat aidé

L’accès à un contrat aidé peut présenter certaines difficultés, notamment en ce qui concerne l’âge, la situation de Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) et le statut de demandeur d’emploi.

En ce qui concerne l’âge, il peut parfois être plus difficile pour les personnes d’un certain âge de trouver un emploi, car elles peuvent être perçues comme moins adaptées aux exigences du marché du travail. Cependant, les contrats aidés offrent une opportunité aux personnes de tous âges de retrouver une activité professionnelle et de développer de nouvelles compétences.

La situation de RQTH peut également être un critère déterminant pour accéder à un contrat aidé. Les personnes qui sont reconnues comme travailleurs handicapés peuvent bénéficier de mesures spécifiques pour faciliter leur insertion professionnelle, y compris l’accès aux contrats aidés.

Enfin, le statut de demandeur d’emploi est également un critère important pour accéder à un contrat aidé. Ces contrats sont souvent destinés à soutenir les personnes qui sont sans emploi depuis un certain temps et qui rencontrent des difficultés pour retrouver un travail. Ils offrent une opportunité de reprendre une activité professionnelle tout en bénéficiant d’un accompagnement et d’une formation adaptés.

Il est important de souligner que chaque situation est unique et que les critères d’accès aux contrats aidés peuvent varier en fonction des politiques et des dispositifs mis en place dans chaque pays ou région. Il est donc conseillé de se renseigner auprès des organismes compétents pour connaître les critères spécifiques à sa situation.

Revalorisation des prestations sociales

La revalorisation des prestations sociales concerne plusieurs allocations et aides. Voici les prestations qui seront revalorisées à hauteur de 4,6 % :

  • Le revenu de solidarité active (RSA) : le montant forfaitaire pour une personne seule sans enfant et sans ressource passe de 607,75 euros à 635,71 euros.
  • La prime d’activité : le montant forfaitaire pour une personne seule sans enfant et sans ressource passe de 595,2 euros à 622,63 euros.
  • L’aide universelle d’urgence pour les victimes de violences conjugales : à titre d’exemple, le montant minimum passe de 240 euros à 251,04 euros.
  • L’allocation aux adultes handicapés (AAH) : le montant forfaitaire pour une personne seule sans enfant et sans ressource passe de 971,37 euros à 1 016,05 euros.
  • L’allocation de solidarité spécifique (ASS) : le montant forfaitaire pour une personne seule sans enfant et sans ressource passe de 545,10 euros à 570,30 euros pour un mois de 30 jours.
  • L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP) : le montant brut journalier passe de 60,55 euros à 63,34 euros.

Ces revalorisations permettent d’augmenter les montants versés aux bénéficiaires de ces prestations et d’assurer une meilleure prise en charge de leurs besoins.

JOURNÉE DE SOLIDARITÉ 2024

La journée de solidarité est une journée supplémentaire de travail non rémunérée pour les salariés. Celle-ci est effectuée tous les ans en vue de financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Bien que ce n’est pas une règle, une bonne partie des entreprises maintiennent la journée de solidarité le lundi de Pentecôte.

CHOIX DE LA DATE

La journée de solidarité a été instituée par la loi du 30 juin 2004 relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Cette journée était fixée initialement le lundi de Pentecôte, jusqu’alors un jour férié et chômé.

Suite à la loi du 16 avril 2008, le dispositif a été modifié, la référence par défaut au lundi de Pentecôte étant supprimée. Le jour de solidarité est désormais fixé par accord d’établissement ou unilatéralement par l’employeur après consultation du comité social et économique (CSE). Elle peut être fixée n’importe quel jour de l’année, à l’exception d’un dimanche ou du 1er mai. Par ailleurs, la journée de solidarité n’est pas obligatoire d’avoir lieu le même jour pour tous les salariés de l’entreprise.

Toutefois, par tradition, de nombreuses entreprises la fixent toujours à la Pentecôte – le 20 mai 2024. Si tel est le cas, d’autres modalités d’accomplissement de la journée devront être prévues pour les salariés qui ne travaillent pas les lundis (par exemple, travailler un jour férié précédemment chômé autre que le 1er mai, travailler un jour de RTT ou un jour de congé payé supplémentaire).

Attention !

Dans les départements d’Alsace-Moselle, cette journée ne peut être fixée ni le Vendredi Saint, ni les 25 et 26 décembre.

RAPPEL DES CONDITIONS D’APPLICATION

La journée de solidarité consiste pour les salariés en une journée de travail supplémentaire non rémunérée. Pour les employeurs, elle se traduit par une Contribution Solidarité Autonomie de 0,30 % sur la masse salariale brute. Les sommes collectées par l’État au titre de la solidarité sont destinées à financer des actions visant à renforcer l’autonomie des personnes âgées ou handicapées.

En ce qui concerne la rémunération des salariés ce jour-là, celle-ci n’est pas modifiée. Concrètement, les salariés  doivent soit effectuer 7 heures de travail supplémentaire, soit un jour de repos ou de RTT sera déduit de leur compteur.

JOURNÉE DE SOLIDARITÉ – TEMPS PARTIEL

Pour les salariés à temps partiel, intérimaires ou non mensualisés, la journée de la solidarité est calculée au prorata de la durée normale de travail du salarié. Par exemple, pour un salarié travaillant à temps partiel 25 heures par semaine, la journée de travail considérée comme journée de solidarité équivaut à 7 x 25/35 = 5 heures.

Le salarié à temps partiel a aussi la possibilité de refuser d’effectuer la journée de solidarité si celle-ci est incompatible avec des obligations familiales impérieuses, le suivi d’un enseignement scolaire ou supérieur ou une période d’activité chez un autre employeur. Dans ces situations son refus est considéré justifié et ne peut pas constituer un motif de licenciement out de faute.

JOURNÉE DE SOLIDARITÉ ET CDD

La journée de solidarité concerne tous les salariés du secteur privé, y compris les salariés en contrat à durée déterminée. Cependant, les salariés en CDD qui ont déjà effectué la journée de solidarité dans une autre entreprise ne sont plus concernés.

Le salarié n’est pas obligé d’effectuer plus d’un jour de solidarité au cours d’une même année civile. S’il change d’entreprise et il doit s’acquitter d’encore une journée de solidarité chez son nouvel employeur, alors celle-ci lui sera rémunérée. Il peut également refuser d’exécuter à nouveau cette journée, sans que cela constitue une faute ou un motif de licenciement.

QU’EN EST-IL POUR LES STAGIAIRES ?

Quels sont les obligations des stagiaires lors de la journée de solidarité ? En fait, cette journée est fériée pour les stagiaires car ils « ne sont pas soumis au droit commun du Code du travail et notamment à la législation sur la journée de solidarité ». Donc si la convention de stage ne prévoit pas expressément la présence du stagiaire dans l’entreprise pendant ce jour-là, il n’a pas à s’y rendre.

Poursuite de l’aide aux apprentis

Depuis le 30 avril 2024, l’aide de 6 000 € maximum accordée aux employeurs qui recrutent des alternants ne s’applique plus aux jeunes en contrat de professionnalisation. Attention, cette nouvelle règle concerne uniquement les contrats de professionnalisation et non les contrats d’apprentissage.

En effet, depuis le 1er janvier 2023, les entreprises qui recrutaient un/une alternant(e) bénéficiaient d’une aide à l’embauche pouvant aller jusqu’à 6 000 €. De plus, grâce à un décret du 29 décembre 2023, cette aide a été maintenue jusqu’au nouveau décret du 24 avril 2024, expliquant que l’aide ne s’applique désormais plus aux contrats de professionnalisation conclut après le 30 avril 2024.

Alors bonne ou mauvaise idée ? Les avis sont très tranchés.
D’un côté, il y a ceux qui estiment que ce n’est pas une bonne idée. Certes des économies financières vont être réalisées mais certains gérants d’entreprises pensent que ce n’est pas aux formations en alternance qu’il faut s’y prendre.
D’un autre côté, il y a ceux qui pensent que cette aide incitait les entreprises à ne recruter que des alternants, promettant ainsi des CDI à tout va sans pour autant ne jamais tenir leurs promesses auprès de leur recrus.

Alors bonne ou mauvaise décision ? Cette année 2024 sera une année charnière pour le monde de la formation !

Bonus majorés pour certains dons

Comme en 2022, vos dons de 2023 aux associations d’aide aux personnes en difficulté ouvriront droit à une réduction d’impôt de 75 % cette année, dans la limite de 1 000 € de versements. Vos dons excédentaires et ceux consentis à d’autres organismes d’intérêt général ouvriront droit à une réduction de 66 % de leur montant, retenu dans la limite de 20 % de vos revenus imposables.

Nouveauté, vous aurez droit au bonus de 66 % si vous avez gratifié une association féministe qui milite en faveur de l’égalité femmes-hommes. Ces organismes sont éligibles au dispositif depuis le 1er janvier 2023. Vous aurez aussi droit au bonus de 75 % dans la limite de 1 000 € si vous avez gratifié la Fondation du patrimoine entre le 15 septembre et le 31 décembre 2023. À condition que vos dons servent à la restauration d’édifices religieux en péril. Les pouvoirs publics ont en effet décidé d’étendre le taux majoré de 75 % aux versements consentis à cet organisme, contre un taux de 66 % en temps normal, afin d’encourager les particuliers à financer la restauration du patrimoine national. La mesure est temporaire, elle s’applique jusqu’en 2025.

 Bon à savoir  Le plafond annuel de 1 000 € de dons ouvrant droit à la réduction d’impôt de 75 % est reconduit jusqu’en 2026. Il s’applique distinctement aux dons aux associations d’aide aux personnes en difficulté et à la Fondation du patrimoine.

Source Magazin « Que choisir? »

CETU, reconversion professionnelle : La CFTC signe les 2 accords (Communiqué de presse CFTC)

Suite à l’échec des négociations pour un « nouveau pacte de la vie au travail », la CFTC a répondu favorablement à l’invitation de l’U2P à poursuivre les discussions. Elle se satisfait des avancées obtenues dans ce cadre en soulignant, notamment, la création de droits nouveaux pour les salariés.

En quelques heures de négociations efficaces et constructives, les partenaires sociaux présents ont réussi à s’entendre sur un texte qui, si l’Etat s’en empare, pourrait offrir un cadre à une loi permettant de créer le compte épargne temps universel (CETU).

Ce nouveau droit attaché à la personne permettra à tous ceux qui le souhaitent d’utiliser ultérieurement des congés payés non pris (dans la limite d’une semaine par an) ainsi que les autres congés conventionnels tels que les RTT.

Ce dispositif Universel facilitera la conciliation des temps de vie de TOUS les travailleurs. Contrairement au CET (auquel le CETU ne se substitue pas) qui est lié à l’activité dans une même entreprise, les droits générés par le CETU accompagneront le salarié même en cas de changement d’emploi ou de statut.

Par ailleurs, tous les travailleurs pourront alimenter leur CETU via des primes conventionnelles (Prime de partage de la valeur, intéressement…). En effet, le CETU permet de convertir des « primes » en temps libres tout au long de la vie professionnelle.

A la demande de la CFTC, le CETU facilitera une meilleure articulation des temps de vie professionnelle et personnelle notamment pour les situations où se dégager du temps est un impératif. Il pourra, par exemple, être activé pour s’occuper d’un proche malade ou dépendant, ou encore prolonger un congé lié à l’arrivée d’un enfant. En outre pour les travailleurs séniors, le CETU alimenté tout au long de la carrière pourra être activé pour partir plus tôt à la retraite.

Concernant le texte relatif aux reconversions professionnelles, la CFTC a défendu la mise en place de dispositifs simples, lisibles et sécurisés permettant au travailleur d’être davantage acteur de ses évolutions de carrière en les anticipant.

Dans ce sens, elle a défendu et obtenu la facilitation d’accès à ces dispositifs (pas de prérequis), et le fait que les salariés en reconversion soient payés à 100% sans rupture du contrat de travail.

En cas de succès de la formation, l’accord prévoit l’accès à un nouveau niveau de qualification et de rémunération. Dans le cas contraire (en cas d’échec), le « salarié est garanti de retrouver son poste » (ou équivalent) dans l’entreprise.

Parce que la CFTC n’envisageait pas de traiter la question de la reconversion professionnelle sans parler d’usure, elle a obtenu la possibilité de bénéficier d’un entretien avec un CEP (conseil en évolution professionnelle) dans le cadre de la visite médicale de mi carrière.

Cette visite médicale et l’entretien avec le CEP pourront intervenir plus tôt dans la carrière pour prendre en compte l’usure précoce inhérente à certains métiers.

Pour aider les entreprises à mener des actions de prévention de l’usure, les branches professionnelles sont invitées à réaliser au plus vite des cartographies des métiers de leur secteur d’activité exposés à des risques d’usure. Il s’agissait là d’une exigence CFTC de longue date.

En répondant à la sollicitation du gouvernement, en surmontant leurs divergences et en sortant de leurs postures, les partenaires sociaux qui ont négocié ces accords ont su montrer la vivacité et l’efficience d’un dialogue social constructif, créateur de droits nouveaux.

Reste maintenant au Gouvernement à reprendre le cadre de ces accords pour les rendre effectifs.

Shopping in the city lors des JO

Les Jeux olympiques de 2024 à Paris apporteront certaines spécificités intéressantes pour les adeptes du shopping. La loi du 19 mai 2023 accorde aux commerces situés à proximité des sites de compétition une dérogation spéciale pour ouvrir le dimanche entre le 15 juin et le 30 septembre 2024. Cette mesure permettra aux visiteurs des Jeux olympiques de profiter d’une plus grande flexibilité dans leurs horaires d’achat.

Cependant, il est important de souligner que les salariés doivent donner leur consentement explicite pour travailler le dimanche et qu’ils ont également le droit de se rétracter. Cette disposition vise à protéger les droits des travailleurs en leur offrant la possibilité de décider librement s’ils souhaitent travailler pendant ces jours spéciaux. De plus, les salariés qui acceptent de travailler le dimanche doivent bénéficier de contreparties appropriées, notamment une rémunération au moins équivalente au double de celle normalement due, ainsi qu’un repos compensateur pour compenser leur disponibilité.

Il est donc essentiel de respecter ces règles pour garantir une expérience de shopping agréable pendant les Jeux olympiques. Vous pourrez ainsi profiter pleinement de cette occasion unique de vivre une expérience olympique tout en faisant vos achats. N’oubliez pas que le respect des règles fait également partie du jeu, contribuant ainsi à la réussite de cet événement mondial.

Accompagnement Intensif Jeunes !

Boostez votre recherche d’emploi grâce à l’Accompagnement Intensif Jeunes !

Vous êtes à la recherche d’un emploi, mais jusqu’alors vous n’avez pas encore trouvé votre bonheur ? L’Accompagnement Intensif Jeunes (AIJ) vous propose un accompagnement personnalisé pour dynamiser vos démarches et atteindre votre objectif professionnel !

L’Accompagnement Intensif Jeunes, c’est quoi ?

L’Accompagnement Intensif Jeunes (AIJ) est un dispositif mis en place par France Travail visant à accompagner les jeunes vers l’emploi grâce à un parcours personnalisé. Cet accompagnement peut se faire de deux façons : en collectif (sous forme de club) ou en individuel.

C’est un conseiller France Travail dédié à cet accompagnement qui s’occupera de vous prodiguer les bons conseils pour mettre toutes les chances de votre côté et décrocher un emploi qui vous correspond. Cet accompagnement comprend :

  • la mise en avant de vos atouts,
  • l’enseignement de techniques de recherche d’emploi,
  • la rencontre d’employeurs,
  • la simulation d’entretiens,
  • la préparation à l’entrée dans l’emploi, etc.

Pourquoi choisir l’AIJ ?

Vous souhaitez vous insérer dans la vie active ? Pour vous aider à atteindre votre objectif, votre conseiller vous donnera les clés pour :

  • mettre en avant vos qualités et vos compétences
  • mieux comprendre les attentes des recruteurs utiliser au mieux les différentes techniques de recherche d’emploi contacter les entreprises et rencontrer des professionnels réussir votre intégration en entreprise Bref, l’Accompagnement Intensif Jeunes vous permettra d’accroître sensiblement vos chances d’accéder à l’emploi en renforçant votre motivation et en intensifiant votre recherche d’emploi.

En 2020, ce sont 70 000 jeunes qui ont bénéficié de l’AIJ ! Et ce n’est pas tout, puisque dans le cadre du plan “1 jeune, 1 solution” ce dispositif est doublé. Ainsi, 140 000 jeunes sont accompagnés vers l’emploi. Et si vous en faisiez partie ?

À qui s’adresse-t-il ?

Vous pouvez bénéficier de cet accompagnement si vous avez moins de 30 ans, que vous êtes inscrit comme demandeur d’emploi et que vous rencontrez des difficultés pour décrocher un job.

Il faut également que vous soyez motivé, volontaire et bien sûr disponible pour être accompagné de façon intensive dans vos démarches !

Comment faire pour en bénéficier ?

Vous ressentez le besoin d’être accompagné dans votre recherche d’emploi et vous pensez que l’Accompagnement Intensif Jeunes peut vous aider ? N’attendez plus et contactez votre conseiller France Travail par mail ! Vous trouverez son adresse mail dans la rubrique « Mes échanges avec France Travail » au sein votre espace personnel.

L’accompagnement Intensif Jeunes est un dispositif utile qui a fait ses preuves : les jeunes qui en ont bénéficié sont plus souvent en emploi 8 mois après leur entrée. Alors, foncez !

Pour en savoir plus : https://www.economie.gouv.fr/plan-de-relance/profils/particuliers/accompagnement-intensif-jeunes-aij

Preuve de la réalisation d’heures supplémentaires

Les heures supplémentaires sont courantes dans de nombreux emplois, mais il est crucial pour les employés de pouvoir documenter leur temps de travail additionnel de manière appropriée. La preuve de la réalisation d’heures supplémentaires est essentielle pour garantir le respect des droits des travailleurs et éviter les litiges éventuels.

Pour prouver la réalisation d’heures supplémentaires, une entreprise peut mettre en place :

  • Des feuilles de temps ou des registres d’enregistrement : il s’agit de l’une des méthodes les plus traditionnelles. Les employés peuvent y inscrire les heures travaillées au-delà de leur horaire régulier, et ces enregistrements servent de preuve tangible en cas de besoin.
  • Un système de pointage électronique : les entreprises modernes utilisent souvent des systèmes de pointage électronique pour enregistrer les heures de travail des employés. Ces systèmes génèrent des rapports détaillés sur les heures travaillées, y compris les heures supplémentaires, offrant ainsi une preuve précise et fiable.
  • Une correspondance électronique : les emails ou les messages instantanés peuvent également servir de preuve de la réalisation d’heures supplémentaires. Les employés peuvent communiquer avec leur employeur pour demander ou confirmer l’autorisation d’heures supplémentaires, et conserver ces échanges comme preuve en cas de litige.

En utilisant ces méthodes, les employés peuvent documenter leur temps de travail additionnel de manière efficace et fiable.

Retrouvez plus d’informations en cliquant juste ici 📲 Cass. Soc., 18 mars 2020, n° 18-10.919 / Cass. Soc. 10 janvier 2024 n°22-17.917

Accompagnement et formation pour l’IAE dans le Grand EstLe Grand Est va expérimenter un accompagnement renforcé des salariés de l’IAE, en innovant sur le volet formation

source AEP

Une expérimentation nationale visant à innover dans les modes d’accompagnement des salariés travaillant en structure d’insertion par l’activité économique débute en Grand Est, indiquent l’État, la région et France Travail, qui viennent de signer un protocole en ce sens avec les réseaux de l’IAE en Grand Est, le 23 février 2024. L’enjeu est notamment de promouvoir « une logique de parcours de retour à l’emploi » et « faire de la formation un levier d’insertion professionnelle pendant la période d’activité dans la SIAE », tout en changeant « l’image de l’insertion » auprès des entreprises.

À Strasbourg, la préfète de région Grand Est J. Chevalier et le président de région F. Leroy ont paraphé le protocole national pour innover dans l’accompagnement des salariés travaillant en structure d’insertion par l’activité économique le 23 février 2024, avec la DR de France Travail V. Coppens-Ménager (2e à g.) et les représentants des réseaux IAE du Grand Est E. Daviau (Ursiea) et L. Savard (IAE Grand Est Lorraine-Champagne-Ardenne), à droite. region Grand Est – Jean-Luc Stadler

Afin de « renforcer la qualification des salariés en insertion par l’activité économique et leur donner de meilleures chances d’insertion sur le marché du travail », « l’État, la région Grand Est, France Travail et l’URSIAE (Union régionale des Structures d’Insertion par l’Économique d’Alsace) s’engagent dans une collaboration renforcée dans le cadre d’une expérimentation qui sera suivie nationalement », ont fait savoir les services régionaux vendredi 23 février, à la suite de l’approbation du dispositif en commission permanente (« Protocole portant expérimentation dans le cadre du développement de l’IAE dans le Grand Est »).

Dans la foulée, ce document a fait l’objet d’une signature officielle – par la préfète de région Josiane Chevalier, le président du conseil régional Franck Leroy (divers droite), la directrice régionale de France Travail et les représentants des réseaux IAE du Grand Est (l’URSIAE et IAE Grand Est Lorraine Champagne-Ardenne), à l’occasion de la cérémonie de signature du Pric 2024-2027 organisée en présence de la ministre du Travail, Catherine Vautrin (lire sur AEF info) ; les demandeurs d’emploi salariés de l’IAE en Grand Est sont devenus, dans cette nouvelle contractualisation, éligibles aux formations financées par le « Pacte ».

TOUCHER « LES PLUS ÉLOIGNÉS DE L’EMPLOI »

La région Grand Est « apporte depuis de nombreuses années un soutien très volontariste au secteur de l’IAE, en mobilisant des moyens dédiés à la formation des salariés en parcours d’insertion au travers d’un partenariat étroit avec l’URSIEA« , rappelle le président Leroy dans son rapport à la commission permanente.

L’intervention de la collectivité se traduit par un programme de formation spécifique annuel (le « PRIAE ») à destination de l’ensemble des salariés des SIAE du Grand Est. Pour 2023, 677 actions de formation ont été programmées dans le PRIAE, pour environ 4 260 places et un budget qui s’élevait à 3 M€, dont 1,5 M€ issus du Pacte (complété par des financements du CD de la Moselle et de la Collectivité européenne d’Alsace). Chaque année, le taux de réalisation des formations du PRIAE est supérieur à 90 %.

« Dans le cadre de la réforme de France Travail et du plein-emploi, l’État a le souhait de renforcer l’accompagnement des plus éloignés de l’emploi, pour maximiser leurs chances d’insertion professionnelle », et « à ce titre, le Grand Est a été proposé comme territoire d’expérimentation, pour explorer de nouvelles actions et de nouveaux modes d’accompagnement », est-il retracé dans ce rapport.

Pour mémoire, « depuis la réforme de l’IAE et la création de la plateforme de l’inclusion en 2021, les orientations vers les SIAE se font au travers de cet outil pour l’ensemble des prescripteurs. Au 1er semestre 2023, 31 155 candidatures ont été déposées sur la plateforme de l’inclusion, et 30,47 % des personnes candidates ont été embauchées par une SIAE », est-il précisé dans le protocole d’expérimentation.

« 45 % de l’ensemble des candidatures déposées sur la plateforme sont refusées par les SIAE, pour différentes raisons : 32 % pour candidat injoignable ou non intéressé ou déjà en emploi, 20 % par défaut de recrutement en cours, 9 % du fait de freins à l’emploi ou manque de compétences. Le dispositif d’inclusion est méconnu et n’est pas considéré comme une étape vers un emploi durable ». Qui plus est, « la formation peine à se mettre en place pendant le contrat, et malgré les dispositifs de formation dédiés aux salariés en parcours (PRIAE par la région Grand Est, PIC IAE par l’État via les Opco), seulement 38 % des salariés ont accès une formation pendant leur parcours, avec une moyenne de 60 heures ».

QUATRE AXES

La convention d’expérimentation vise « à apporter des réponses concrètes pour tenter de lever, avec l’appui du ministère du Travail, les obstacles rencontrés par les demandeurs d’emploi, salariés en insertion et par les structures IAE, afin de – bilan à l’appui – d’en tirer plus largement les enseignements et essaimer le cas échéant », précise l’exécutif régional.

Les partenaires « s’engagent à mettre en œuvre collectivement les projets résumés en 4 axes :

1  agir sur l’attractivité des SIAE et le sourcing, pour ancrer l’IAE dans les solutions structurantes pour les parcours d’insertion des publics les plus fragiles (BRSA, Senior, DELD, résidents QPV, etc.) ;

2  accompagner dans une logique de parcours de retour à l’emploi, et faire de la formation un levier d’insertion professionnelle pendant la période d’activité dans la SIAE ;

3  préparer les salariés pour l’insertion dans le secteur marchand principalement sur les métiers en tension, en s’appuyant sur l’expérience de la ‘Mobilisation pour l’emploi’ menée à l’échelle des bassins d’emploi (lancée en novembre 2021, lire sur AEF info) ;

4 changer l’image de l’insertion auprès des entreprises pour les rendre plus inclusives en créant des liens professionnels, de confiance et durables avec les structures de l’insertion locales et en travaillant au lien entre l’IAE et les entreprises classiques dans une logique de filières locales (sur les enjeux notamment de l’aide à la personne ou de l’alimentation durable) ».

Au sein de ces différents axes, il est demandé aux partenaires de mener une série d’actions qui suivent « la chronologie de parcours – en amont, pendant et en aval du parcours d’insertion » (lire encadré) et s’inscrivent dans le cadre de la « mobilisation pour l’emploi ».

PROPOSER UNE DÉCOUVERTE DES MÉTIERS DE L’IAE

Pour contribuer à cette expérimentation, la région Grand Est – avec l’URSIEA – a proposé trois axes de travail sur le volet qualification et formation. Il s’agit notamment d' »amplifier le programme régional de formation IAE », en l’augmentant de 2 000 places (avec le soutien du Pacte État-région 2024). Le dispositif permet aussi d’expérimenter une « formation SAS à l’entrée en IAE », pour « travailler à la fois sur les compétences comportementales et les compétences de base des publics les plus éloignés, et ainsi baisser les ruptures de contrat prématurées ». Modulable (et sans dépasser trois semaines), ce sas pourra alterner des modules de formation et la découverte des métiers de l’IAE du territoire (portes ouvertes, visites de structures, etc.). Enfin, la région prévoit d' »expérimenter un complément de rémunération pendant la durée des formations qualifiantes ».

En Grand Est, le secteur de l’IAE emploie 26 000 salariés. « Pour une année de programmation de formations dédiée à l’IAE, nous comptons environ 2 300 stagiaires », précise la direction de la formation pour l’emploi du conseil régional. L’expérimentation qui s’engage portera sur deux publics en particulier : « les salariés en insertion au sein des structures IAE » et « les personnes candidates à l’entrée en IAE, pour tester une étape progressive et préalable ».

Source AEP